Martin Latulippe sur scène

Martin Latulippe nous partage sa vision du travail et de la valeur de chaque individu

Martin Latulippe, fondateur de l’Académie Zéro Limite, nous partage à travers son histoire sa vision du travail et la valeur ajoutée que chacun d’entre-nous peut offrir au Monde. Découvrez cet interview inspirant d’un ancien joueur d’hockey professionnel, aujourd’hui conférencier d’inspiration exceptionnel, mentor et ami.

Transcription de la vidéo

Martin, tu es le créateur de l’Académie Zéro Limite. J’ai vu que tu te présentes au monde en tant qu’artisan. Quelles sont les identités professionnelles et les ressources que tu caches derrière ce terme d’artisan ?

Même en tant qu’entrepreneur, je me considère comme un artisan. Mon métier c’est la parole en public, l’écriture, le coaching. J’approche toutes ces notions comme un business, mais il y a également une notion de créativité, de création d’innovation. En fait, je me considère comme un artiste. Un chanteur, par exemple, devra trouver les bons mots, avoir le bon ton de voix, avoir le bon contact avec son public.

Pourquoi ce ne serait pas la même chose pour un conférencier ou un formateur ? Les gens qui ont des carrières inspirantes sont des gens qui s’appliquent dans ce qu’ils font, comme s’ils créaient une œuvre d’art, peu importe leur métier. Ils ont un souci artistique, un souci de performance, un peu comme les gens qui nous émerveillent lorsqu’on les voit sur scène. Je crois qu’on n’a pas besoin d’être sur une grande scène pour émerveiller les gens au quotidien. Les gens, au quotidien quand ils sortent de leur maison, c’est leur scène. Ils peuvent émerveiller qu’ils soient réceptionnistes, qu’ils travaillent dans un bureau ou qu’ils soient employés au service à la clientèle. Ils sont des artisans aussi. Toi, ce que tu fais aujourd’hui avec Sandrine, vous êtes en train de créer votre entreprise, vous êtes des artisans de ce que j’appelle du Zéro Limite.

Si tu devais écrire en trois mots sur un post-it la valeur ajoutée que tu apportes à ton public, ce serait quoi ?

Premièrement, ce serait la possibilité, parce qu’il est très important que les gens comprennent qu’on vit dans un monde de possibilités illimitées. Si on regarde ce que la majorité des médias au monde offre au quotidien c’est la peur, le cynisme. On vit dans un monde où tout le monde est malade, l’économie est malade, les politiciens aussi.

Il y a des possibilités et je pense que les gens ont besoin de rencontrer des personnes qui leur exposent qu’il est possible d’entrer dans une autre perspective, une perspective de oui, c’est possible ! Moi je veux que les gens qui me rencontrent retiennent qu’il y a des choses qui peuvent être faites et des possibilités.

Deuxièmement, sans aucun doute, c’est le courage. Cela demande du courage de faire ce que tu es en train de faire avec Sandrine, cela demande du courage de lancer son business. Il y a des gens qui veulent être positifs au quotidien, et quand ils arrivent au bureau, leurs collègues leur disent : « tu as pris de la drogue ou quoi ? Pourquoi es-tu heureux ? » Comme s’il fallait être négatif, comme s’il fallait être morose. Non ! Cela demande du courage de vivre avec la soif de dire que chaque journée est exceptionnelle, que chaque journée peut être une opportunité de créer. Même si c’est une journée difficile, même si aujourd’hui on n’est pas au top. C’est pour ça que j’aime votre truc « on peut toujours se réinventer ». J’aime quand on vit avec le mindset qu’à tous les instants, on peut se réinventer par nos attitudes, nos actions etc.

Une des valeurs ajoutées que j’apporte aux gens, ce sont des stratégies, parce que je n’ai pas peur d’exposer comment moi j’ai réussi. Un des trucs à l’Académie Zéro Limite, c’est de donner mon exemple, de dire aux autres comment moi je m’y suis pris de façon stratégique, de façon pragmatique, et expliquer les erreurs à éviter.

À un moment donné de ta vie, de ta carrière, as-tu eu besoin de te réinventer ? De pouvoir t’intéresser à un autre marché, à un autre public cible, positionner ton identité différemment ? Si tu devais choisir un moment où tu as eu ce sentiment de devoir te réinventer, quels ont été tes stratégies et tes résultats ?

Il y a deux moments très clairs dans mon esprit.

Le premier : je suis un ancien joueur de Hockey d’assez haut niveau au Canada. Pendant 20 ans, mon identité était celle d’un athlète. Tout ce que je disais était valorisé par mes coéquipiers et tout ce que j’avais à faire, c’était de performer sur la glace. Et je suis passé d’athlète à entrepreneur et conférencier. Lorsque j’ai décidé de me lancer dans cette carrière que je fais aujourd’hui depuis maintenant 13 ans, on ne m’avait jamais dit non. Le hockey, c’est une microsociété, une équipe sportive. Le hockey, c’est 20 mecs qui jouent ensemble tous les jours. On prend soin d’eux, on les entraîne, on fait attention à leur nutrition, on est vraiment encadré.

Lorsque j’ai commencé à entreprendre, ça a été difficile parce que les gens me disaient non. J’étais un joueur de hockey et donc dans la tête des gens, j’avais une ancienne identité et elle ne me donnait pas l’autorité de faire ce que je proposais. Au point que je me suis mis à avoir des crises d’anxiété, moi, un athlète, un battant, je me retrouve à faire des crises d’anxiété avec la gorge serrée, le visage rouge et le cœur qui s’emballe. Il a fallu que je fasse un vrai travail pour comprendre que la réinvention, ça vient avec un malaise, avec le doute, l’inconfort, l’incertitude.

Ce qui empêche les gens de se réinventer, c’est la peur de l’inconfort. Ils doivent comprendre qu’il y a un passage obligé pendant lequel on a l’impression qu’on recommence à faire des choses pour la première fois, et ce n’est pas nécessairement confortable quand on a 25, 30, 35 ou 40 ans. On aime démontrer qu’on a un grand savoir-faire, mais qu’on on a envie de se réinventer, c’est comme s’il fallait redescendre de l’échelle du savoir-faire. En ce qui me concerne, j’ai dû descendre complètement de l’échelle et apprendre ce qu’était un entrepreneur, comment on fait pour devenir conférencier, coach etc. J’ai dû m’entourer de coachs et de professionnels pour m’aider, exactement comme ce que vous offrez dans vos accompagnements.

L’autre moment, en 2008 on a subi une grosse crise économique. Notre industrie de développement personnel et professionnel a été touchée comme beaucoup d’autres. A ce moment-là, j’avais seulement un marché qui était celui de la Francophonie.  Je me suis dit que si j’osais me réinventer et si j’avais le courage d’aller dans le marché anglophone, j’aurais deux marchés. Mais je me limitais moi-même parce que je me disais que mon anglais n’était pas parfait. Donc j’ai dû descendre de mon échelle de savoir en français pour recommencer en anglais pour essayer de me faire connaître, de me faire des contacts.

Lorsqu’on se réinvente, on devient tellement plus !

Est-ce que tu serais d’accord de partager avec nous une de tes clés ? Si tu devais trouver une clé de la réussite en terme de « entreprendre sa carrière » ?

C’est une très bonne question ! Il y a tellement de clés qu’on pourrait traiter. Je dirais : avoir l’état d’esprit d’un aventurier. Lorsqu’on pense à Christophe Colomb par exemple, il avait un rêve, une vision : se rendre en Inde pour aller chercher des épices et de la soie. Certes, il ne s’est jamais rendu en Inde lors de son expédition, mais celle-ci l’a menée à découvrir l’Amérique, et il est devenu un très grand explorateur et a été décoré.

Ce que j’aime avec cette analogie et là où elle trouve tout son sens pour moi, c’est que dans la vie, quand on décide de se réinventer, quand on décide d’entreprendre, il est bien d’avoir une vision de la destination finale. Mais je crois fondamentalement que même lorsqu’on n’atteint pas la destination finale, on va découvrir son Amérique à soi aussi. Et ça, ça ne peut se faire qu’avec un état d’esprit d’aventurier.

Le problème avec beaucoup de personnes, c’est que lorsqu’ils arrivent à la fin de la journée, ils n’ont pas atteint l’Inde de leur vie. Ils sont déçus, déprimés et se remettent en question, ils veulent abandonner, plusieurs abandonnent plutôt que de se poser la question : « qu’est-ce que j’ai découvert là-dedans ? Qu’est-ce que j’ai appris ? ». Pour moi, tout revient à cet état d’esprit d’aventurier, et en affaires c’est essentiel. Si on perd cet esprit-là, qu’on ne le nourrit pas et qu’on ne le cultive pas, ce sera très difficile de réussir selon moi.

Dans notre dernier article, Martin Latulippe et d’autres leaders du développement personnel s’interrogeait sur la qualité numéro un d’un entrepreneur. Je vous laisse découvrir cet article.

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